"Darlington County”, second morceau de l’album “Born In The Usa” remet les pendules à l’heure pour tout le monde et, jeunes ou “vieux”, c’est la folie autour de moi ! Bruce n’arrête pas de se déplacer sur toute la longueur de la scène et l’interaction avec son public est plus forte que jamais. Il nous sourit, nous pointe du doigt, serre des mains, se laisse palper les chevilles et mollets par les premiers rangs. Des caméras d’épaules maniées par deux brillants opérateurs (dont une femme, ce qui est assez rare pour être noté) retransmettent sur deux écrans géants (et très étroits verticalement) des images qui participent à l’ambiance. Après avoir ignoré pendant des années le pouvoir de l’image (comme nous le prouve ses malheureusement très rares vidéos live des années 70 et 80), Bruce s’est habitué à la caméra, mieux, il joue maintenant avec elle, lui adresse ses fameuses mimiques et autres grimaces qui amuse et font sourire le public. C’est d’ailleurs une des choses qui me frappe (aussi) : cette bonne humeur qui m’entoure, cette ambiance légère, une ambiance de fête entre copains. Ce type de 58 ans (mais qui en parait facilement 10 de moins !) nous transmet sa générosité, sa sincérité. C’est aussi çà une des raisons de son succès international et de sa longévité artistique exceptionnelle. Après plus de 30 ans à arpenter toutes les scènes du monde, ce gars là n’est pas blasé, bien au contraire, il semble prendre encore plus de plaisir (si c’est possible !?!) que par le passé. Le tout dans un esprit bon enfant, bien loin du "star système" qui règne généralement dans le milieu de la musique Rock. |
Bien sur, pour des raisons de sécurité essentiellement, Bruce n’est pas facilement approchable pendant ses tournées, mais il suffit de le voir quelques secondes sur scène, si proche de nous, et pas simplement physiquement, pour comprendre, deviner, ressentir, que ce type est resté simple et naturel et que l’on pourrait parfaitement se retrouver à la terrasse d’un café en été à discuter avec lui. |